Ecole internationale de Nyamutobo

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Depuis sa création, la Maison Shalom n’a jamais eu l’intention de construire des écoles propres aux orphelins et autres enfants vulnérables pris en charge pour ne pas les stigmatiser. Elle a toujours encouragé que ces enfants en situation d’extrême vulnérabilité étudient dans les écoles publiques ou privés en place en vue de favoriser leur développement humain intégral avec une personnalité équilibrée.

Grâce à l’initiative de Maggy et ses collaborateurs de la Maison Shalom, il y a eu le lancement de la garderie communautaire en 2005, espace de jeu et de loisir pour les enfants dont la tranche d’âge variait entre 1 et 5 ans.

Cet espace a permis de mettre ensemble les enfants du centre de transit de la Maison Shalom et les enfants du milieu environnant (voisins de la Maison Shalom). Les parents paysans, particulièrement les veuves, qui avaient de petits enfants et qui n’avaient pas les moyens de les garder au même moment qu’ils s’adonnaient aux activités champêtres, amenaient leurs enfants le matin pour les récupérer à 11h30 au retour des champs.

A la garderie, les assistantes sociales et les éducatrices mettaient l’accent sur quatre grands thèmes importants pour un bon développement psychologique des enfants à leur charge : éducation à la vie, développement psychomoteur, éducation pour la santé et découverte du monde.

La sensibilisation à la prise en charge communautaire des orphelins à grande échelle a permis de réinsérer le maximum possible d’enfants dans leurs communautés respectives d’origine. La réussite de ce programme a laissé les bâtiments de la garderie communautaire de Nyamutobo presque vides.

Inspirés par l’esprit rassembleur de Maggy, fondement de la Maison Shalom, les parents soucieux d’améliorer la qualité de l’enseignement dans la province de Ruyigi en période de post conflit ont proposé de lancer l’initiative d’ouvrir une école internationale dans les bâtiments de la garderie communautaire. En commun accord avec ces parents, groupés au sein de l’association « Pépinière de l’Avenir » qui incluent actuellement d’autres membres qui n’ont pas d’enfants à l’Ecole Internationale,  la Maison Shalom a appuyé cette initiative.

L’association est actuellement agréée par le Ministère de l’Intérieur et dotée de statuts. Le cadre de collaboration entre elle et la Maison Shalom est maintenant bien défini : les cotisations des membres fondateurs de l’association « Pépinière de l’Avenir » ainsi que les frais scolaires payés par les parents financent les frais de fonctionnement y compris le transport des enfants et les salaires du personnel ; la Maison Shalom quant à elle met à la disposition des parents les locaux et le matériel didactique.

L’école internationale a besoin de soutien parce qu’elle en est à ses débuts. En plus des 4 classes de la section maternelle elle a ouvert au cours de l’année scolaire 2010-2011 la première et deuxième année primaire. Elle compte construire une salle chaque année mais les moyens restent très limités. Suite à une demande très élevée, l’école a du faire deux classes parallèles en première année au cours de l’année scolaire 2011-2012.