Présentation de l'axe socio-éducatif

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Objectif: l'auto-prise en charge

Le but premier de l’axe socio-éducatif est une réinsertion durable et promotrice de paix des enfants.  La durabilité est encouragée par des activités qui apprennent  et permettent aux enfants à être autonomes. Il s'agit de briser une mentalité de dépendance et de la remplacer par une volonté « d’auto-prise en charge ». 

La promotion de la paix est faite par les enfants réinsérés eux-mêmes. La volonté est la diffusion pyramidale de cette philosophie. Chaque enfant représente une « Maison Shalom en miniature ». Il devient l'ambassadeur des idéaux de tolérance et de respect au sein de leurs propres familles, mais aussi dans leurs communautés et leurs provinces. 

Le résultat est concret. Ces réinsertions d'enfants, devenus adultes, dans leurs communautés a permis à la Maison Shalon de développer un réseau de personnes sensibles aux droits de l’enfant et, surtout, capable d'être responsables envers eux, de leur assurer une protection et de les soutenir dans leur éducation. Ceci pour le bien-être général.

Context

Depuis sa création le 24 octobre 1993, plus de 20 000 enfants sont passés par la Maison Shalom durant des périodes plus ou moins longues. Au cours de ces séjours de prise en charge, la Maison Shalom a soigneusement évité de créer une dépendance de l’enfant par rapport au centre d’accueil en amorçant, dès son accueil, le processus de recherche familiale, puis, dans un deuxième temps, de réinsertion. Au fil des années, les centres d’accueil ont été progressivement remplacés par des structures communautaires plus durables.

Actuellement, les enfants défavorisés soutenus par la Maison Shalom continuent à vivre dans leur environnement. Un suivi est assuré par des structures communautaires (visiteurs à domiciles, comités parents-enseignants, comités de protection des enfants et pairs éducateurs) plus durables qui rendent pérenne l’action de la Maison Shalom.

Les associations de parents–enseignants ont été créées dans les sept communes de la province de RUYIGI. Leur mission est de garantir le droit à l’éducation pour tous. Elles mettent un accent particulier sur l’appui aux orphelins et autres enfants vulnérables.

Les visiteurs à domicile sont des bénévoles qui ont fait preuve d’engagement à servir les autres et à défendre la cause des enfants. Ils identifient les besoins prioritaires des enfants, puis proposent des mesures d’accompagnement. Au total, 250 visiteurs à domicile ou relais communautaires ont été mis en place et sont responsables de couvrir les 179 collines de la province de RUYIGI.

Les comités de protection de l’enfant sont choisis par colline pour identifier, documenter, accompagner, assister juridiquement les orphelins et les autres enfants vulnérables confrontés à la violation de leurs droits. Les pairs éducateurs, quant à eux, sont des jeunes chefs de ménages qui servent de modèles d’identification dans l’éducation des plus petits.

Ce maintien des enfants dans le tissu social existant les valorise et préserve leur dignité, étant donné qu’ils gardent tous les repères sociaux.

Les assistantes sociales affectées dans les communes accompagnent ces structures à travers un suivi régulier. Elles vérifient régulièrement si les enfants vivent dans un environnement propice à leur développement intégral.

La garderie communautaire de la Maison Shalom s’est métamorphosée en une école publique, « l’école internationale », gérée par les parents des enfants.

Grâce au financement du Haut Commissariat pour les Réfugiés et au consortium Caritas Luxembourg et Briderlech Deleen, la Maison Shalom a déjà formé 1838 jeunes a divers métiers de 2005 à 2012. Au terme de leurs formations, les jeunes se regroupent en associations et obtiennent de la Maison Shalom un kit de réinsertion professionnelle.