Iteka Microfinance

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 Historique

La crise sociopolitique qu’a connue le Burundi pendant plus d’une décennie l’a enfoncée dans une pauvreté extrême.  Au Burundi, 2 personnes sur 3 vivent en dessous du seuil de la pauvreté et près de 80% de la population gagnent moins d’1$/jour. Le chômage constitue l’un des problèmes les plus préoccupants et il touche particulièrement les jeunes. Le taux de pauvreté est évalué à 66,9%, le revenu par tête est de $240/an tandis que l’indice de développement humain est de 0,355.

Depuis plus de 20 ans, la Maison Shalom est au service des personnes les plus vulnérables et délaissées à elles-mêmes (orphelins, mineurs en prison, jeunes déscolarisés, malades indigents, etc.) avec la détermination de les réintégrer dans la communauté, les accompagner jusqu’au bout et les aider à trouver des solutions durables. La vision de la Maison Shalom est de créer un environnement familial et communautaire sain favorisant l’épanouissement intégral de l’enfant. Cette vision ne peut pas devenir réalité tant que les familles d’accueil croupissent dans la misère. Pour faire face à ce défi, la Maison Shalom a adopté une approche de développement communautaire.

Pour améliorer leurs conditions socio-économiques, les ménages ont besoin de moyens de production, en l’occurrence le capital. La pauvreté dans les ménages, la détermination de la Maison Shalom à développer la communauté ainsi que l’absence d’institutions de Microfinance dans la région Est du Burundi sont les facteurs ayant inspiré la création du programme ITEKA Microfinance, opérationnel depuis juin 2012 après agrément par la Banque de la République du Burundi sous le numéro D1/862/2012.  

C’est dans cet esprit de développement intégré que la Maison Shalom a initié le Programme ITEKA MF et le Mouvement des Coopératives à partir de juin 2012

Approche

Depuis Octobre 1993, la Maison Shalom œuvre pour la protection et la promotion des droits de l’enfant en apportant un soutien aux orphelins et autres enfants vulnérables. Malgré les besoins et la pression, elle a toujours évité de créer une dépendance de l'enfant du centre d'accueil. Dès les premiers instants de la prise en charge, la Maison Shalom a pour principe de lancer le processus de recherche familiale. Quand la famille est retrouvée, l’enfant est réintégré dans le tissu social existant, à savoir sa famille et sa communauté.

Mais réinsérer dans la famille ne signifie pas abandonner. Assurer un soutien aux familles est essentiel pour que le processus aboutisse. Cette aide dans le temps est essentielle pour rendre stable et stimulant l'environnement qui accueille les enfants. Les motivations de la Maison Shalom à travailler avec toute la communauté au lieu de focaliser son attention sur les seuls enfants en difficulté sont multiples.

D’une part, cette approche engendre une stratégie durable qui établit un lien entre le travail humanitaire et le développement de toute la communauté. Ce processus est accompagné d'efforts ciblés pour développer la communauté à travers des activités de développement, tels que :
-  l’appui aux organisations d’agriculteurs
-   la formation professionnelle pour les jeunes en différents métiers
-   l’octroi de capital de démarrage pour les jeunes et femmes motivées à développer des activités génératrices de revenus.

C’est dans cet esprit de développement intégré que la Maison Shalom a initié le Programme ITEKA MF et le Mouvement des Coopératives à partir de juin 2012.

Vers une structure coopérative d’épargne et de crédit

Iteka Microfinance a été d’abord un programme de microcrédit pendant plus de deux ans. C’est ainsi que ce programme a fonctionné sur base de son organisation mère qui est la Maison Shalom. Le Conseil d’Administration a compris la nécessité de transformer l’institution en une coopérative d’épargne et de crédit.

La gouvernance

Toute son action et sa politique doivent être en conformité avec la réglementation et les principes de gestion des coopératives. Les organes de IMF sont :1. L’Assemblée Générale (AG) 2. Le Conseil d’Administration  (CA)                                      3. Le Conseil de surveillance (CS)  4. La direction générale (DG)