L’Hôpital REMA reçoit en moyenne 15 prématurés chaque mois en néonatologie suite aux transferts en provenance des hôpitaux de la région Est du pays. Quelques fois, deux prématurés sont obligés de partager une couveuse. Actuellement, l’Hôpital n’a que deux couveuses qui fonctionnent correctement!.Sauvez la vie de ces petits bébés fragiles en donnant 5 couveuses et 2 tables de réanimation!
La Maison Shalom ONG
La Maison Shalom se réinvente
La signature des accords de paix d'Arusha en 2000 et 2003 marque la fin officielle des temps de guerre au Burundi. Elle lance également le long chemin vers la reconstruction et la guérison. A l'époque, le climat politique était plein d'espoir et l'avenir s'annonçait meilleur. La priorité est désormais la reconstruction d'une nation déchirée. Un contexte différent qui change également la mission de la Maison Shalom. Très rapidement, l'ONG s'adapte aux nouveaux objectifs du pays.
Cela se retrouve dans la mission première de la Maison Shalom : le soutien aux enfants. Malgré les besoins et la pression, elle a toujours évité de créer une dépendance de l'enfant avec le centre d'accueil. Dès les premiers instants de la prise en charge, la Maison Shalom a pour principe de lancer le processus de recherche familial. Quand la famille est retrouvée, l’enfant doit se réintégrer dans le tissu social existant, à savoir sa famille et sa communauté.
La Maison Shalom est consciente que les centres d’accueil ou les orphelinats constituent un dernier recours en matière de protection des droits de l’enfant. La famille constitue l’unité fondamentale de la société burundaise. Elle représente le cadre naturel le plus à même de favoriser le développement d’une personnalité équilibrée chez l’enfant.
Commencées à petite échelle pendant la guerre, réinsertions et réintégrations des enfants sont aujourd'hui devenues l'une des activités principales de la Maison Shalom. Grâce aux efforts de recherche constante, elle a réussi à localiser le lieu de résidence des famille de pratiquement tous les enfants soutenus.
Mais réinsérer ne signifie pas abandonner. Assurer un soutien aux familles est essentiel pour que le processus aboutisse. Cette aide dans le temps est essentielle pour rendre stable et stimulant l'environnement qui accueille les enfants. Pour augmenter ses chances de réussite, la Maison Shalom a également engagé les structures communautaires locales dans ses programmes de réinsertion, comme les associations de parents, les conseils communautaires, les groupes scolaires communautaires. Elle a également lancer une observation destinée à identifier les leaders des communautés locales. Ces personnalités sont ensuite sensibilisées à agir comme ambassadeurs locaux des droits de l’enfant. Cette action est soutenue et contrôlée par des assistants sociaux et des psychologues. Ceux-ci se rendent dans les communautés et travaillent directement avec les enfants et leurs familles.
Vers une approche communautaire
Les motivations de la Maison Shalom à travailler avec les structures communautaires (associations parents, associations d’écoles, enfants qui éduquent d’autres enfants) sont multiples:
- parce que celles-ci sont ancrées dans la communauté. Elle représente un gage de stabilité
- parce qu'elles expriment les besoins réels, plus durables
- parce que si la Maison Shalom se retire, ces structures vont perdurer
- assistants sociaux et psychologues qui descendent et travaillent directement avec enfants et familles
Cette approche engendre une stratégie durable qui établit un lien entre le travail humanitaire et le développement dans une mission intégrée. D'une part, la Maison Shalom soutient les besoins fondamentaux en semences agricoles, en matériel scolaire, ou même, en situation d'urgence, les besoins des ménages, permettant ainsi aux familles et aux communautés de se remettre sur leurs pieds. D'autre part, ce processus est accompagné d'efforts ciblés pour développer la communauté à travers des activités génératrices de revenus, tels que la construction de maisons, d'hôpitaux, de fermes ou de petits magasins.
C’est dans cet esprit de développement intégré que la Maison Shalom devient officiellement en 2002 une Association Sans But Lucratif (ASBL). Dès lors, les activités de la Maison Shalom ont considérablement développé, suivant ainsi les besoins des enfants du Burundi dans un contexte post-conflit.
En 2005, par exemple, elle ouvre Amani House (Amani = paix en Swahili) à Bujumbura, pour fournir un centre d’écoute et soutien destinés aux nombreux enfants de la rue de la capitale. Mais également, pour mieux comprendre ce phénomène et soutenir la réinsertion de ce groupe marginalisé dans la société.
Plus récemment, la Maison Shalom a lancé le projet « Main Tendue aux Enfants ». Celui-ci s'adresse à une autre catégorie d'enfants défavorisés. Il vise à libérer, puis à réinsérer les enfants mineurs en prison.



