L’Hôpital REMA reçoit en moyenne 15 prématurés chaque mois en néonatologie suite aux transferts en provenance des hôpitaux de la région Est du pays. Quelques fois, deux prématurés sont obligés de partager une couveuse. Actuellement, l’Hôpital n’a que deux couveuses qui fonctionnent correctement!.Sauvez la vie de ces petits bébés fragiles en donnant 5 couveuses et 2 tables de réanimation!
Main tendue aux enfants
Libérer et réinsérer les mineurs en conflit avec la loi
Le projet « Main tendue aux enfants » est une nouvelle initiative lancée en janvier 2010 par la Maison Shalom. Sa mission est de favoriser la libération, puis la réinsertion dans la communauté des enfants mineurs ayant été incarcérés au Burundi. Régulièrement, les mineurs en conflit avec la loi restent emprisonnés durant des années, et ceci bien que leur peine soit terminée. Leurs familles souvent trop démunies, n'ont aucun moyen de faire valoir leur droit à recouvrer la liberté et restent incarcérés illégalement. Parfois aussi, les enfants naissent en prison. Autre cas de figure: leurs mères sont incarcérées. Si personne à l'extérieur ne peut s'occuper de ces enfants, ils n'ont d'autre possibilité que de la rejoindre en cellule et d'y grandir.
Les enfants visés par ce projet se divisent donc en deux catégories: les mineurs en conflit avec la loi, et les enfants nés dans une prison. En accord avec l’Etat et le Ministère de Justice, la Maison Shalom organise des visites dans les pénitenciers du pays pour identifier les enfants dans cette situation. Début 2011, cinq jeunes ont intégré le projet pilote de la main tendue. Ce sont des juristes et des assistants sociaux qui se rendent dans les prisons. Une fois les mineurs identifiés, des entretiens permettent d'explorer les possibilités existentes après leur libération prochaine.
Selon les cas, l'enfant peut être placé auprès de ses parents ou dans une famille prête à l’accueillir. Mais à sa libération, le mineur passera d'abord au minimum trois semaines dans une fratrie Maison Shalom. Objectif: réduire le traumatisme et se préparer à rejoindre la communauté. Parallèlement, la famille et la communauté proche de l’enfant sont aussi sensibilisés à la nécessité de ne pas stigmatiser le jeune et à l'importance de le considérer comme un enfant et non comme un criminel. Les familles reçoivent un soutien de la Maison Shalom, par exemple sous forme de vivres ou d'un soutien financier pour les frais scolaires. Si le mineur est trop âgé pour rejoindre l'école, il est normalement placé dans une école des métiers et sa formation scolaire est complétée par l'apprentissage d'une profession.
Une fois les enfants libérés et placés, la Maison Shalom organise régulièrement des visites de suivi, afin de s'assurer que la réinsertion se déroule au mieux et que l'enfant et sa famille ne manquent de rien.
La Grande-Duchesse du Luxembourg s'engage activement pour la libération et la réinsertion des mineurs en conflit avec la loi



