Hôpital REMA

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L’hôpital REMA est un établissement créé et géré par la Maison Shalom. Il a été inauguré le 22 janvier 2008 et joue un rôle essentiel au coeur du système de santé. Il contribue largement aux progrès réalisés dans la région de Ruyigi. De plus, en offrant de multiples emplois, il participe au développement économique de la ville.

Théoriquement, il s'occupe d'un bassin de population d'environ 102'000 personnes. Toutefois la réalité est différente et ce chiffre est largement sous-estimé. En plus de la province de Ruyigi, l'hôpital REMA accueille de nombreux patients provenants d'autres provinces du centre-est du Burundi.

L’hôpital se situe au cœur même d'une région dont les habitants sont démunis. Une situation qui impose une assistance particulière pour pouvoir répondre aux différents problèmes de santé engendré par la pauvreté.

La raison d’être de l'hôpital REMA trouve son origine dans la logique globale de l’objectif que la Maison Shalom s’est assignée : «Limiter au strict minimum le nombre d’orphelins; ne pas toujours récoller les pots cassés par la guerre et les maladies.»

Les missions de l’Hôpital REMA

Les valeurs propres de l'hôpital Rema découlent de ses missions actuelles. Il a l'obligation d'assurer ou de concourir à:

  1. La prévention: c'est le endroit essentiel de détection des problèmes de santé, en particulier par le biais des urgences. L'établissement s'inscrit aujourd'hui de plus en plus dans une logique de réseaux avec les autres acteurs sanitaires.
  2. La formation dans la durée: il a un devoir d'assurer les formations de base et continue du personnel soignant, fixe et d’appui.
  3. La qualité des soins: l'hôpital met en place un système permettant d'assurer la qualité des prises en charge médicales répondant à des conditions élevées fixées par voie réglementaire.
  4. La sécurité: l'hôpital participe à la mise en œuvre du dispositif de vigilance destiné à garantir la sécurité sanitaire.

Etant donné que la grande majorité des patients de REMA vivent dans une extrême pauvreté, ces gens ne peuvent logiquement pas payer les coûts des soins qu'ils ont reçus. Pour palier à cette difficulté, l'hôpital REMA a mis en place un système qui permet à ces personnes de contribuer au développement de l'établissement. Une fois guéris, ces anciens patients – ou des membres de leurs familles – reviennent s'occuper du jardin potager de l'hôpital. Ce travail permet d'approvisionner la cantine de REMA et d'améliorer l'alimentation des patients et des enfants qui la fréquentent.

Depuis janvier 2009, l'hôpital REMA a également obtenu l'autorisation, au même titre que les autres hôpitaux publics et privés agréés par les autorités, d'appliquer la mesure permettant de prodiguer des soins subventionnés aux enfants de moins de cinq ans, ainsi qu'aux femmes en phase d'accouchement. Cette décision a eu un impact positif sur le nombre d’enfants reçus en consultation externe et en hospitalisation et, ainsi que sur le nombre de naissances enregistrés.

Autre étape importante : en avril 2010, l'hôpital REMA, comme d'autres établissements agréés ou publics, a adhéré à la politique nationale FBP, soit le Financement basé sur les performances. Ce changement a eu un impact positif immédiat sur la quantité et la qualité des soins. Par contre, sur le plan financier, les conséquences sont plus difficiles.

En conclusion, l’hôpital REMA dispose d'atouts laissant entrevoir une amélioration notable de la santé de la population locale. Il est clair que son action contribuera à diminuer les taux de morbidité de certaines maladies au niveau régional. Néanmoins, les contraintes ne manquent pas. Les deux plus importantes étant :

  • l’implantation de l’hôpital  au milieu d’une population démunie, situation qui l'amène à soigner un nombre important de patents indigents
  • le Financement basé sur les performances (FBP) qui, combiné à la gratuité des soins aux enfants de moins de 5 ans et les femmes qui accouchent, occasionne un manque à gagner important