Maison Shalom Rwanda

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Présentation 

La Maison Shalom a oeuvré depuis octobre 1993 pour la protection des enfants et la promotion de leurs droits.

Par la protection des enfants orphelins et victimes de la guerre interethnique du Burundi, la réinsertion et le suivi dans la communauté par des programmes d’éducation, santé et développement communautaire, la Maison Shalom a appuyé plus de 47.000 enfants du Burundi et des pays limitrophes.

Avec la nouvelle crise actuelle au Burundi, beaucoup d’enfants, jeunes et adultes ont été tués, torturés et maltraités, plus de 422.240 burundais ont fuit leur pays vers les pays limitrophes. La Maison Shalom a dénoncé les tueries et les crimes contre l’humanité et ceci a causé la fermeture de tous ses comptes et infrastructures (écoles, hôpital, hôtels centre socioculturel, coopérative d’épargne, piscine et bibliothèque) et la fuite de certains de ses cadres dont principalement Marguerite Barankitse, sa fondatrice.

Au Rwanda, la Maison Shalom est enregistrée en tant qu’ONG Internationale et  apporte un soutien aux réfugiés burundais dans trois secteurs essentiels ; l’éducation (préscolaire, secondaire, professionnelle, universitaire), l’appui socioéconomique (octroi des micro crédits), et l’appui psychosocial (écoute et accompagnement des personnes réfugiées qui ont été fusillées ou torturées qui présentent des signes de traumatismes) et l’encadrement culturel 

Plus de 422.240 personnes se sont déjà refugiées dans les pays limitrophes près de 87.922 au Rwanda dans le camp de Mahama et dans les milieux urbains.

Une partie de ces réfugiés du camp de Mahama proviennent des provinces d'intervention de la Maison Shalom. La Maison Shalom va réaliser des activités d'appui à ces réfugiés dans le cadre de la continuité des appuis antérieurs. 

Ceci va les aider à surmonter les problèmes de l’exil, à garder le courage et la détermination à un lendemain meilleur et digne mais aussi de les préparer à un retour constructif au Burundi.

 Problèmes majeurs :  

Au camp des réfugiés

  • prostitution pour les jeunes filles ;
  • délinquance des jeunes suite au désœuvrement;
  • prise des stupéfiants, alcoolisme;
  • désespoir suite à non accès des ressources pour nourrir convenablement leurs enfants en particulier et leurs familles en général;
  • d'accès limité à l'information de leur pays d'origine;

En milieux urbain 

  • désœuvrement qui conduit à la prise excessive d'alcool, les jeunes boivent de l'alcool jusqu'au petit matin comme nous l'avons observé dans certains bars;

  • la prostitution des jeunes filles pour bénéficier des besoins quotidiens comme l'alimentation, le matériel hygiénique etc.;
  • insuffisance des moyens de subsistance.

Pour pallier à tous ces problèmes, la Maison Shalom va développer des activités d'appui aux refugiés qui sont au Rwanda au camp de MAHAMA et dans les villes pour leur permettre de s'occuper utilement et gagner des revenus pour faire vivre leurs familles. 

Les grands axes d’intervention

1° Appui  psychosocial et Urgence : 

  • Location des maisons pour les enfants non accompagnés, les familles les plus vulnérables ainsi que les blessés et rescapés de la crise du Burundi; 

  • assistance médicale des cas les plus urgents et nécessiteux.
  • Mise en place d’un espace d’écoute et orientation ainsi qu’un suivi psycho social
  • Assistance en vivres et non vivres des familles les plus vulnérables

2° L'appui socio économique

Préparer et former les refugiés pour pouvoir réaliser des activités de développement comme le petit commerce, l'élevage, les métiers et même l'agriculture. Ils seront  formés en constitution et gestion des coopératives ainsi l'élaboration des microprojets. 

L'objectif est que les enfants ne souffrent pas de la pauvreté de leurs parents refugiés par manque d'une alimentation équilibrée, les familles vont être appuyées par des microcrédits solidaires pour leur permettre de garder leur unité, de se procurer de quoi manger pour leurs familles. 

3° L'appui à l’Education

  • Préscolaire : Pour un encadrement moral et intellectuel, un suivi psychologique des enfants (qui présentent des cas de traumatisme) et aussi pour permettre aux parents de ne pas rester sans rien faire pour garder leurs enfants.
  • Professionnelle : Pour lutter la délinquance des jeunes non scolarisés et leur permettre d’être autonomes et utiles à leur communauté.
  • Secondaire : Pour permettre aux élèves les plus brillants des écoles secondaires (avec plus de 80% en général)  de continuer leur formation scolaire avec le même niveau d’excellence.
  • Universitaire : Pour permettre la poursuite de la formation aux étudiants qui ont dû abandonner leur formation académique suite à la crise du Burundi. 

4° L’encadrement socio-culturel 

La Maison Shalom a ouvert un centre communautaire « Oasis of Peace » à Kigali pour permettre aux réfugiés burundais un épanouissement intellectuel, moral et culturel

Ce centre servira essentiellement à l’encadrement et la formation intellectuelle, culturelle et à l’éducation à la paix.