Communiqué de presse conjoint de Maison Shalom et SOJPAE

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Dans le cadre de la défense et de la promotion des droits de l’enfant au Burundi, les organisations Maison Shalom et SOJPAE représentées respectivement par leurs Présidente et Directeur National ont effectué une visite de travail dans la prison de Muramvya où six (6) jeunes ont été transférés après qu’ils ont été arrêtés par la police nationale vendredi le 17 avril 2015.   Ces jeunes se trouvaient au centre ville de la Mairie de Bujumbura au moment où les partis politiques de l’opposition appelaient leurs membres à manifester contre la candidature de Pierre Nkurunziza aux présidentielles. 

Ces jeunes enfants, orphelins et enfants vivant dans les rue, n’appartenant pas aux partis politiques sont actuellement sans assistance, sans ni tricots ou couvertures pour se protéger du froid.

 Ces organisations demandent :

Ø 

A la justice, la libération inconditionnelle de ces jeunes enfants qui ont été arrêtés parce que c’est seulement le fait d’être en centre ville au mauvais moment qu’ils ont été victimes de cette arrestation massive. Ils ne sont pas membres des partis politiques. Que les objets et l’argent saisis par les officiers de police judiciaires (OPJ) leur soient remis.

Ø 

Aux politiciens, qui appellent leurs membres à manifester pour ou contre une position ou même lors des manifestations ou meetings de propagandes, dans des conflits armés ou des violences de cesser d’enrôler les enfants qui deviennent les premières victimes des arrestations ou même de mort  et qui sont les derniers bénéficiaires de ces pressions politiques.

 Ces organisations demandent aux organisateurs de manifestations ou d’autres formes de pressions de ne pas utiliser les enfants comme bouclier humain et de mentionner dans leur appel à manifester que les enfants ne sont pas concernés ou autorisés, faute de quoi, ces organisateurs devront assumer toutes les responsabilités relatives aux conséquences de leurs actions.

 Ces organisations sont déterminées à suivre de près et à dénoncer tout acte d’enrôlement des enfants dans les manifestations, meetings ou conflits armés et à  faire un rapport sur toute forme de violation des droits de l’enfant avant, pendant ou après ce processus électoral.

 Ø  A la jeunesse burundaise, d’être vigilants et ne pas accepter la manipulation par des personnes responsables de leurs actes qui les mettent en ligne de front dans les conflits ou manifestations, pendant que leurs enfants sont tranquilles et avancent dans la vie

 Fait à Bujumbura le 20 avril 2015

 Pour  Maison Shalom : Marguerite BARANKITSE
 Pour SOJPAE: Jacques NSHIMIRIMANA