Le gouvernement burundais défonce les portes et s’approprie illégalement l’hôpital Rema de la Maison Shalom

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Introduction

Depuis les débuts de la crise politico sécuritaire au mois d’avril 2015, toute personne physique ou même morale qui a manifesté le non soutien au président Nkurunziza à briguer un troisième mandat inconstitutionnel a été traitée comme rebelle.  Il s’agit des membres de certains partis politiques d’opposition, des organisations des journalistes et de la société civile ayant manifesté le moindre désaccord à ce mandat ou qui ont participé aux manifestations pacifiques.

Dès le premier jour des manifestations, la police a tué des gens en commençant par un enfant de 15 ans Jean Népo Komezamahoro, abattu à bout portant les mains en l’air par un policier . « La Maison Shalom ne pouvait pas ne pas dénoncer cette violation fragrante des droits de l’enfant, ce qui lui a valu à tort le titre de rebelle ». Rappelons que plus de 25 enfants ont déjà été tués, sans compter  des dizaines de milliers d’autres exilés  suite à cette crise.

 Des actes de répressions ont été menés contre la Maison Shalom :
-       La plupart de ses cadres ont été menacés et ont dû fuir le pays en commençant par sa fondatrice,
-       Les comptes bancaires ont été bloqués sur demande  du procureur général de la république le 04 novembre 2015,
-       Toutes ses activités ont été suspendues par ordonnance ministérielle n° 530 du 1597 du 23 novembre 2015

 Par conséquent, tous les employés sont en chômage et le gouverneur de la province avec le commissaire de police à Ruyigi ont refusé toute sorte de gardiennage privé et on mis en place des policiers pour la garde de l’hôpital Rema.

 Hôpital Rema exproprié

Le ministre de la santé a ordonné au Directeur provincial de la santé d’ouvrir par la force. Après avoir défoncé les portes du bureau de la direction de Rema, ils ont pris toutes les clés et ont ouvert selon ce qu’ils voulaient. Le ministre vient de nommer un nouveau directeur du nom de Niyonizigiye Diomède.

Tout ceci a été fait sans information ni consentement à la Maison Shalom qui est le  seul propriétaire de l’hôpital Rema.

La Maison Shalom dénonce énergiquement cet acte illégal de s’approprier de son hôpital  Rema et met en garde le gouvernement du Burundi, que la justice sera faite tôt ou tard. Par ailleurs, tout le  matériel et équipements sont inventoriés jusqu’aux moindres détails.  

La Maison Shalom reste convaincue que le mal n’aura jamais le dernier mot.